Sur les ailes d'un livre

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Alexiane Th.
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SYLVIANE BLIN

le Lun 6 Nov 2017 - 7:50


Pourrions-nous en savoir un peu plus sur vous ? Quel est votre parcours ?
Je suis diplômée d’un BTS assistante de direction et d’un bac professionnel de comptabilité. J’exerce la profession de gestionnaire administrative et comptable. Rien à voir avec l’écriture, n’est-ce pas ?

Avez-vous un petit rituel d’écriture ? Avez-vous des heures de prédilection pour écrire ? Certains préfèrent la nuit, d’autres le jour… Où ne vous posez-vous devant votre ordinateur uniquement lorsque l’inspiration sonne le cor ?
J’écris davantage le soir, avec une lumière tamisée. Il m’arrive également, lorsque le temps s’y prête, de m’installer sur ma terrasse dans la soirée. J’aime cette ambiance, lorsque le soleil se couche et que
l’obscurité envahit peu à peu le paysage. C’est une source d’inspiration pour moi. Petite précision : j’écris dans un premier temps sur un cahier avant de saisir les mots sur mon ordinateur. J’aime le contact du stylo sur le papier.

Pourquoi avez-vous préféré l’autoédition plutôt que celle à compte d’éditeur ? Aviez-vous tenté au préalable l’envoi de votre manuscrit ?
Écrire un livre était avant tout un projet qui me tenait à cœur. Je n’ai jamais envisagé d’envoyer mon manuscrit à un éditeur. Je voulais que cela reste un plaisir. C’est vrai que j’ai fait appel à un relecteur-correcteur professionnel afin de publier un écrit irréprochable. Je voulais également une belle couverture et j’ai dû faire appel à une graphiste professionnelle. Se faire aider est une chose, se faire publier en est une autre…

Qu’est-ce qui vous plaît dans la fantasy ? Pourquoi ce genre et pas un autre ?
J’aime la fantasy car tout est permis. J’adore donner libre cours à mon imagination. Dans ce genre de littérature il ne faut pas essayer de voir un côté réaliste et c’est ce qui me plaît.

Est-ce une volonté bien spécifique pour vous d’écrire un roman jeunesse ?
Oui, sans doute parce que j’ai gardé une âme d’enfant.

CORNWAND s’inspire-t- il de votre enfance ? Des endroits familiers, où vous avez vécu … Des rêves de petite ou jeune fille ?
Certaines choses dans Cornwand sont liées à mon enfance. La prairie des Ondaines et cette chapelle à l’orée d’une forêt. Ce sont des endroits qui à l’époque m’avaient paru envoûtants et mystérieux.

Quant aux personnages, sont-ils inspirés de vos rencontres ou de vos proches ?
Les personnages de Filinrod Ruscus et Berry Readsplatter sont inspirés de deux de mes proches. Ils le savent d’ailleurs, j’en profite pour leur adresser un petit clin d’œil. Tous les autres sont purement fictifs.

D’où vous est venue l’idée de cette intrigue ?
Tout est parti du coffret qui figure au dos de la couverture. Cette boîte est fascinante et attire systématiquement le regard. Ensuite l’intrigue s’est construite au fur et à mesure, un peu à la manière d’un napperon réalisé au crochet.

Pourriez-nous nous parler un peu de ce premier roman, d’ailleurs ?
Je ne vais pas vous parler de l’histoire (par peur de spoiler) mais simplement de la façon dont ce roman a été écrit : Je n’ai rédigé aucun plan. En revanche, je savais ce qui allait se passer tout au long de
l’histoire. J’ai d’abord fait le résumé de chaque chapitre que j’ai ensuite développé sur plusieurs pages. En fait cet ouvrage est une succession de rédactions.

Que pourriez-vous nous dire sur les personnages qui le composent ? Qui sont-ils ?
Nos aventuriers sont les descendants des druides de Cornwand. Ils sont tous les quatre dotés de pouvoirs magiques. Ils deviennent officiellement dans ce premier tome, les nouveaux gardiens de la vallée des portes. J’ai choisi deux héros, Léa et Paterson, car il faut bien des personnages principaux. Laurelin et Fagus, même s’ils font partie intégrante de l’aventure et ont des rôles importants restent en arrière-plan. Mais le lecteur ne se sentira pas perdu car leur identité est évoquée à plusieurs reprises dans le récit.

Vous avez un vocabulaire riche et varié, même dans les dialogues qu’entretiennent les héros, adolescents. Est-ce un choix considéré ?
Je n’ai pas, en ce qui me concerne, l’impression d’avoir employé un vocabulaire riche et varié. Lorsque j’ai relu mon récit, j’ai utilisé au maximum le dictionnaire des synonymes du Robert Correcteur, afin d’éviter les répétitions. En ce qui concerne les dialogues des adolescents, oui, c’est volontaire. Je pense qu’à quinze ans, un adolescent peut tout à fait tenir une conversation en employant ce genre
de propos.

Pourquoi avez-vous choisi la Bretagne comme contexte et lieu ? Vous y êtes-vous déjà rendu ?
Mon grand-père était breton. Il employait souvent l’expression « Ma douée béniguet » quand il était contrarié. Lorsque j’étais encore une enfant, nous nous rendions chaque été en Bretagne. Je trouve que cette région est belle et mystérieuse, propice à la magie. Encore aujourd’hui nous y allons régulièrement. C’est pour moi, une sorte de pèlerinage.

Qu’avez-vous préféré mettre en scène dans ce premier livre ?
J’ai adoré écrire le chapitre « Cancans et livres magiques » et mettre en scène toutes les petites mésaventures humoristiques qui arrivent à mes protagonistes.

Qu’est-ce qui a été le plus difficile à écrire ?
Trouver les noms des personnages. Certains me sont venus instantanément : bégonia Patfol, Lisette Ratus, Recto et verso Surmulot, Germaine Popotte, Elmons Scotty, Jane Perplurien, Dig Bozart (concernant ce dernier personnage son nom est évoqué à la fin du roman, mais nous en saurons plus à son sujet dans le second tome) quant à d’autres, cela a été une véritable prise de tête.

Ce premier livre peut s’apparenter à un véritable bestiaire féerique. En êtes-vous passionnée ? Avez-vous fait de multiples recherches ?
Oui, j’adore les romans fantasy peuplé de monstres et créatures étranges. J’ai effectivement consulté un ouvrage sur les légendes de France afin d’y puiser quelques idées. J’ai beaucoup aimé en créer de
nouvelles également (les salatrompes, les glutants verts, les gosiameaux etc…)

Le rythme est plutôt lent au début, malgré le crescendo final. Est-ce une volonté de votre part de bien mettre en place l’univers de Cornwand ?
Tout à fait, j’avais besoin de cela pour mettre en scène tout le reste du roman. Je voulais que le lecteur s’accroche au roman dès le premier chapitre et qu’il se pose des questions afin de lui donner l’envie d’aller plus loin. Ensuite, je souhaitais qu’il s’imprègne de ma vision de Cornwand. Je suis consciente que les descriptions sont nombreuses dans ce premier tome, mais cela va me permettre d’aller à l’essentiel dans le prochain opus.

Léa semble très détachée de ce qui lui arrive ; voire, pas étonnée. Est-ce volontaire ?
Léa est une jeune fille qui avait conscience de sa différence bien avant son arrivée à Cornwand. Je ne voulais pas créer un personnage « lourd », qui pose sans arrêt des questions. En tant que lectrice, c’est le genre de chose qui m’irrite.

Ne craignez-vous pas de froisser les puristes du genre ou des légendes arthuriennes, notamment en évoquant le grand Enchanteur Merlin, par exemple ?
Je ne pense pas que mon roman puisse froisser qui que ce soit. J’ai simplement fait ressortir le côté magicien et enchanteur de Merlin dans ce roman, sans revisiter la légende arthurienne pour autant.

Vous avez pris le parti de garder des personnages lisses, que l’on suit d’un point de vue complètement extérieur au récit. Pourquoi ? Est-ce un principe de la littérature pour jeunesse ? Ou est-ce un choix délibéré, notamment au vu du clin d’œil final ? (Sans spoiler, bien entendu)…
Je dirais plutôt que c’est un choix délibéré et que c’est mon style d’écriture. Peut-être qu’au fil du temps cela évoluera.

D’ailleurs, auriez-vous des lectures favorites à nous conseiller ? Quelques muses, inspirations ? Voire, même des films !
Concernant mes lectures, je lis énormément de romans fantastiques. J’ai adoré « Miss Pérégrine et les enfants particuliers ». Plus récemment j’ai lu et adoré « Arthus Bayard et les Maîtres du temps ». Et l’un de mes préférés est Zenlia, il s’agit d’un roman Fantasy mais l’auteure aborde un monde qui reste mystérieux et sensible à mes yeux : celui des elfes. En ce qui concerne mes muses : j’adore l’imagination de Marine Stengel, la plume de Lynda Guillemaud et les romans de Marjorie Levasseur.

Les aventures de Léa, Paterson, Laurelin et Fagus sont-elles belles et biens terminées ou nous réservez-vous d’autres surprises les concernant ?
Elles ne sont pas terminées, Léa a encore beaucoup de choses à apprendre, de personnes à rencontrer et de mystères à éclaircir. Je connais déjà la fin du second tome qui présage la sortie d’un troisième
opus.

La sortie d’un livre peut s’avérer un brin angoissant. Qu’en est-il pour vous ? Appréhendez-vous les critiques ? Ou estimez-vous que les négatives, construites, sont toujours les intéressantes à prendre en compte ?
Effectivement c’est terriblement angoissant de savoir que le roman va être lu. Dans ces moments-là, il est difficile de ne pas se poser des tas de questions. Le doute s’installe aussi. Quant aux critiques, elles ne peuvent être que salvatrices pour un auteur, si et seulement si, elles sont construites. Cela permet de ne plus commettre les mêmes erreurs. Il ne
faut pas oublier qu’un auteur autoédité ne bénéficie pas des conseils d’un éditeur. Il faut donc savoir écouter le lecteur et comprendre ses attentes afin de s’améliorer.

Appréciez-vous que quelques lecteurs comparent votre livre à d’autres romans du genre, tels que Tara Duncan ou encore Harry Potter ? Ou, à l’inverse, préférez-vous totalement vous en détacher ?
Même si cela me fait plaisir, a contrario, je préfère m’en détacher. Comme vous l’expliquez si bien dans votre chronique « chaque univers trouve sa patte ». Un monde où règne la magie est toujours comparé à un autre. Mais les histoires sont totalement différentes.

Qu’en est-il de vos futurs projets livresques ?
Pour le moment un tome 2 et sans doute un troisième opus. Ce qui nous mène déjà assez loin dans le temps. Ensuite, je ne sais pas. Tout dépendra si je trouve mes lecteurs.

Pensez-vous, un jour, vous essayer un nouveau genre ?
J’aimerais, si j’en ai l’occasion, tenter l’expérience d’un roman construit à la manière d’un cluedo, avec des énigmes à découvrir tout au long des chapitres et un dénouement tout à la fin. Et, éventuellement écrire une nouvelle humoristique.

Que diriez-vous à de potentiels lecteurs pour les encourager à lire CORNWAND – Léa et Paterson ?
Je leur dirais de prendre le livre, de s’installer confortablement dans un canapé devant un bon feu de cheminée ou dans un hamac à l’ombre d’un arbre et de se laisser porter et envoûter par les mots afin de s’imprégner de l’univers magique et merveilleux du village de Cornwand.
Je suis quasiment certaine, que si quelqu’un venait leur rendre visite à ce moment-là, cette personne ne trouverait qu’un livre sur le canapé ou dans le hamac.
Nos lecteurs auront sans doute disparu, à l’intérieur de l’ouvrage comme vous savez qui…(sans spoiler)

Un dernier petit mot ? La classique !
Je voudrais, si vous le permettez, informer les lecteurs que la version numérique de Cornwand sera à 0,99 € au lieu de 2,99 € du 12 au 19 novembre 2017 – Un prix tout doux pour un voyage au pays de lamagie inoubliable 

Nous vous remercions encore une fois d’avoir répondu à nos questions.
Nous espérons retrouver très vite votre plume ! Un second tome ?


Merci à vous, un second tome ? Oui très certainement.
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Vous pouvez retrouver notre Chronique sur Cornwand ici
Et en découvrir un premier extrait ici.

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Lana
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Re: SYLVIANE BLIN

le Lun 6 Nov 2017 - 13:08
Merci à vous Sylviane Blin pour cette interview accordé à notre forum Very Happy

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